
Charles CRUPELANDT surnomé « Le taureau du Nord » demeure aujourd’hui le cycliste professionnel Roubaisien ayant gagné le plus de fois dans sa ville natale.
Le texte qui suit rend hommage à Charles CRUPELANDT et vous fera comprendre pourquoi j’ai souhaité que l’académie porte son nom.
Il a été professionnel dans diverses équipes de 1904 à 1914. Durant ces dix années il devient une valeur sûre du peloton de l’époque. Il participa à plusieurs reprises au tour de France où il remporta 4 étapes. Si le maillot jaune distinctif du leader du classement général avait existé, il l’aurait porté à deux reprises.
1910 il gagne la première étape entre Paris et Roubaix. Il termine 6ème de la grande boucle.
1911 il gagne la 4ème étape (Belfort -Chamonix) et la 7ème étape (Nice-Marseille)
1912 il gagne la première étape du Tour de France entre Paris et Dunkerque.
Charles CRUPELANDT gagne pour la première victoire de « la dure des dures » en 1912. Surnommé « le Taureau du Nord » en raison de son gabarit et de ses qualités de sprinter. Il gagne à nouveau « l’enfer du Nord » en 1914. Il demeure aujourd’hui le cycliste professionnel Roubaisien ayant gagné le plus de fois dans sa ville natale.
La première guerre mondiale conduit Charles sur la ligne de front où il fut blessé à deux reprises et décoré pour fait de bravoure. Il termina la guerre à un poste de commis en automobiles dans une usine de Billancourt. Des rencontres hasardeuses vont le conduire en prison pour vol de batteries.
Après la guerre ne sachant faire que du vélo il reprit une licence dans une fédération parallèle et devient à deux reprises champion de France dans des courses sans prestige.
Il ouvrit ensuite un magasin de cycles, puis créa sa propre marque « cycles Crupelandt ». Après un échec dans les deux domaines il ouvrit un bistrot. Pendant la seconde guerre mondiale de nouveaux démêlés avec la justice l’entraînent dans la pauvreté et la dépression. Il fut obligé de fermer son café et termina sa vie dans l’oubli et la misère. Son diabète lui fit perdre la vue, et enfin le double vainqueur de « l’enfer du Nord » fut amputé des deux jambes peu avant sa mort en février 1955. Monsieur CRUPELANDT reste le seul Roubaisien double vainqueur de Paris- Roubaix.
Lors de sa première victoire sa mère a déclaré « c’était son rêve, de gagner cette course là »
